En bref : dans l'UE, un complément pour cheval est le plus souvent un aliment complémentaire pour animaux. Il peut contenir des additifs comme le cuivre, le zinc, le sélénium, l'iode et la vitamine D3 jusqu'à 100 fois la teneur maximale légale fixée pour un aliment complet. Au-delà de ce maximum, l'étiquette doit indiquer une quantité maximale par animal et par jour. L'étiquette ne peut pas prétendre que le produit prévient, traite ou guérit une maladie.
Cette page rassemble les règles des règlements européens, avec un lien vers le texte officiel pour chaque point. Vérifiée par rapport aux versions consolidées sur EUR-Lex le 25 septembre 2026.
Qu'est-ce qu'un aliment complémentaire selon le droit de l'UE ?
Le Règlement (CE) n° 767/2009 distingue trois types d'aliments composés. Un aliment complet suffit, par sa composition, à assurer une ration journalière. Un aliment complémentaire a une teneur élevée en certaines substances et ne suffit à la ration journalière qu'associé à d'autres aliments. Un aliment minéral est un aliment complémentaire contenant au moins 40 % de cendres brutes (article 3). La plupart des compléments pour chevaux relèvent du deuxième ou du troisième groupe, et cette dénomination doit figurer sur l'étiquette (article 15).
Quelles teneurs maximales légales s'appliquent aux chevaux ?
L'UE fixe des teneurs maximales par additif, exprimées par kilogramme d'aliment complet à 12 % d'humidité. Pour cinq substances fréquentes dans les compléments minéraux et vitaminés, voici ce que disent les règlements pour les chevaux :
| Substance | Teneur maximale légale par kg d'aliment complet (12 % d'humidité) | Place des chevaux dans le tableau | Source |
|---|---|---|---|
| Cuivre (Cu) | 25 mg (total) | Pas cité à part, relève des "autres animaux" | 2018/1039 |
| Zinc (Zn) | 120 mg (total) | Pas cité à part, relève des "autres espèces et catégories" | 2016/1095 |
| Sélénium (Se) | 0,50 mg (total) | Un seul maximum pour toutes les espèces | 2019/49 |
| Iode (I) | 4 mg (total), maximum recommandé 3 mg | Équidés cités à part | 2015/861 |
| Vitamine D3 | 4 000 UI | Équidés cités à part | 2017/1492 |
Les règlements expriment les oligo-éléments en teneur totale. La valeur vaut pour toute la ration par kilogramme d'aliment complet, pas par mesure de complément. Pour l'iode, le 2015/861 indique, à côté du maximum légal de 4 mg, un maximum recommandé de 3 mg pour les équidés.
Un complément peut-il dépasser ces maximums ?
Oui, dans une limite. Un aliment complémentaire peut contenir un additif jusqu'à 100 fois la teneur maximale fixée pour les aliments complets, ou cinq fois pour les coccidiostatiques et histomonostatiques (article 8, paragraphe 1). Seuls les aliments destinés à des objectifs nutritionnels particuliers, dits diététiques, peuvent aller au-delà sous conditions (article 8, paragraphe 2).
Lorsqu'un aliment complémentaire dépasse la teneur maximale fixée pour un aliment complet, le mode d'emploi doit préciser la quantité maximale : en grammes, kilogrammes ou unités de volume par animal et par jour, en pourcentage de la ration journalière, ou par kilogramme d'aliment complet, afin de respecter la teneur maximale dans la ration journalière (annexe II, point 4). Cette mention sur l'étiquette est la dose à ne pas dépasser.
La glucosamine, la chondroïtine et le MSM ont-ils une teneur maximale légale ?
Pas via la liste des additifs. Ils figurent dans le catalogue des matières premières pour aliments des animaux (Règlement (UE) n° 68/2013) : collagène (9.10.1), glucosamine ou chitosamine (13.2.8), méthylsulfonylméthane ou MSM (13.9.1), acide hyaluronique (13.12.1) et sulfate de chondroïtine (13.12.2). Le catalogue n'indique pas de teneur maximale pour ces entrées. La dose d'un complément articulaire est donc une indication du fabricant, pas une limite légale. L'usage du catalogue est volontaire, mais un nom de la liste ne peut être utilisé que pour une matière première conforme à l'entrée (partie A, point 1).
Que doit obligatoirement indiquer l'étiquette ?
Selon les articles 15 et 17 du règlement 767/2009, l'étiquette d'un aliment complémentaire indique notamment :
- le type d'aliment, par exemple aliment complémentaire ou aliment minéral ;
- le nom et l'adresse de l'exploitant responsable de l'étiquetage et, le cas échéant, son numéro d'agrément ;
- le numéro de référence du lot et la quantité nette ;
- les additifs sous l'intitulé "additifs" ;
- l'espèce à laquelle l'aliment est destiné et un mode d'emploi indiquant sa destination ;
- la durée minimale de conservation ;
- la composition sous l'intitulé "composition", avec les matières premières par ordre décroissant de poids ;
- les mentions obligatoires de l'annexe VI ou VII.
Si un ingrédient est mis en avant par des mots ou des images, son nom et son pourcentage en poids doivent être indiqués (article 17, paragraphe 2).
Quelles allégations un complément pour cheval peut-il faire ?
Une étiquette peut attirer l'attention sur la présence d'une substance, une caractéristique nutritionnelle ou une fonction, à condition que l'allégation soit objective, vérifiable, compréhensible et scientifiquement justifiable à la demande de l'autorité (article 13, paragraphe 1). Les allégations relatives à l'optimisation de la nutrition et au soutien ou à la protection des conditions physiologiques sont autorisées (paragraphe 2). Un aliment ne peut pas prétendre prévenir, traiter ou guérir une maladie (paragraphe 3). L'acheteur qui doute d'une allégation peut le signaler à l'autorité compétente (paragraphe 1).
Comment vérifier un complément pour cheval en six étapes ?
- Repérez le type d'aliment sur l'étiquette : aliment complémentaire, aliment minéral ou matière première.
- Lisez la liste sous "additifs" et notez les teneurs en cuivre, zinc, sélénium, iode et vitamine D3.
- Cherchez la quantité maximale par animal et par jour dans le mode d'emploi et additionnez tous les compléments de la ration.
- Vérifiez le numéro de lot, la durée de conservation et l'adresse du responsable.
- Méfiez-vous des promesses sur les maladies : elles ne sont pas autorisées pour les aliments.
- Faites évaluer la ration complète par votre vétérinaire ou un nutritionniste qualifié, surtout avec plusieurs compléments.
La composition et le dosage de nos propres produits figurent sur leurs pages produit, par exemple Tonic, Elektro+, PH, Artico Gold et Artico Support. Pour les minéraux dans la ration, lisez minéraux et vitamines pour chevaux, et pour les articulations, notre comparatif des compléments articulaires.
Où trouver les règles à jour ?
Les additifs ne peuvent être mis sur le marché qu'après une autorisation fondée sur une évaluation scientifique de l'EFSA, et une autorisation vaut dix ans (EFSA). La Commission européenne tient le registre de l'UE des additifs, en base de données en ligne depuis le 5 avril 2023 (Commission européenne). Les règlements sont modifiés : en cas de doute, consultez toujours la version consolidée.
Sources
- Règlement (CE) n° 767/2009 (version consolidée du 26.12.2018)
- Règlement (UE) n° 68/2013 (version consolidée du 24.07.2022)
- Règlement d'exécution (UE) 2018/1039 (version consolidée du 21.09.2022)
- Règlement d'exécution (UE) 2016/1095 (version consolidée du 25.09.2022)
- Règlement d'exécution (UE) 2019/49 (texte tel que publié, non modifié)
- Règlement d'exécution (UE) 2015/861 (texte tel que publié, non modifié)
- Règlement d'exécution (UE) 2017/1492 (version consolidée du 16.06.2019)
- Commission européenne, additifs et registre de l'UE
- Registre de l'UE des additifs, recherche
- EFSA, additifs pour l'alimentation animale
Citer cette page : Horse Tonic Supplements (2026). Aliment complémentaire pour chevaux : limites UE, étiquette et allégations. https://horsetonic.eu/fr/kennisbank/eu-regels-paardensupplementen. Vérifiée le 25 septembre 2026.
Cette page résume la législation de l'UE à titre d'information et ne constitue pas un avis juridique ou vétérinaire. Le texte officiel sur EUR-Lex fait foi.